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Comment découvrir sa singularité et la déployer dans la société ?

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L’un des fondamentaux de l’Analyse de la Personnalité Professionnelle (A2P) est basée sur le processus de la détermination de soi. Il décrit les étapes clefs du développement psychologique de la personne qui la rend apte à décider de ce qu’elle veut faire de sa vie.

Dans l’immaturité, dès son jeune âge l’enfant prend conscience de son existence. C’est l’enfant qui regardant dans un miroir comprend que la personne qu’il voit, c’est lui. Puis va émerger la raison, la capacité à penser, à poser des questions sur des sujets innombrables, c’est le temps des pourquoi qui va engendrer les questions sur la vie et la mort. Cette prise de conscience de la finitude de notre vie va générer une angoisse existentielle : « quel est le sens de ma vie, si je suis condamné à mourir ? » Vaste sujet !

En parallèle de cela, l’enfant arrive au monde avec une pulsion de transformation du monde. Il vient avec une manière personnelle de s’empoigner avec le monde. Lorsqu’on observe une fratrie, on peut vite s’apercevoir que les enfants ne jouent pas de la même manière aux mêmes jeux : certains vont utiliser un bulldozer pour jouer au chantier, d’autres vont simplement s’amuser à démonter le jouet en le détournant de son objectif initial. Cette manière personnelle d’agir sur l’environnement va se déployer et permettre l’émergence de la singularité.

L’angoisse existentielle qui habite l’enfant et sa singularité vont trouver un appui auprès des parents. L’enfant, pour résoudre sa question sur le sens de sa vie, va trouver cette réponse intermédiaire : « si j’existe c’est que je suis voulu par mes parents donc ma vie a un sens. » C’est ce qu’on appelle le dépôt d’angoisse. Les parents vont servir pendant plusieurs années de réceptacle de cette angoisse existentielle et l’enfant va pouvoir vivre sa singularité dans l’insouciance. Les parents vont jouer un rôle de modèle que le jeune va imiter jusqu’à l’adolescence et parfois même plus tard dans la vie d’adulte.

Pour parvenir à la maturité, l’accompagnement parental est essentiel pour révéler à l’enfant sa singularité et l’envoyer dans le monde. Les 2 parents jouent un rôle en cela mais le rôle du père est souvent plus décisif dans cet envoi car les paroles du père et de la mère n’ont pas la même signification. Lorsqu’une mère dit à son enfant : « Va mon enfant, j’ai confiance en toi, je sais que tu en es capable. », le jeune comprend qu’il est aimé de sa mère alors que lorsque c’est son père qui lui dit ces paroles, le jeune comprend que ce qui lui est dit est juste et pesé. C’est pourquoi nous appelons cette étape l’onction paternelle.

Cette onction paternelle va permettre au jeune de comprendre qu’il y a une place pour sa singularité dans le monde et cela va résorber son angoisse existentielle et il va aussi comprendre par cette onction qu’il a un héritage familial dans lequel il s’inscrit mais qu’il peut faire ses choix librement. C’est l’autonomisation.

C’est ainsi que le jeune va pouvoir orienter sa vie et poser des choix. Il est important de saisir que cette détermination de soi peut avoir lieu plusieurs fois dans une vie et à des moments très variés. L’angoisse existentielle n’est jamais complètement résolue et elle revient à plusieurs moments de l’existence : crise de la quarantaine, fin de vie…

Dans une démarche d’orientation ou de reconversion il est important de mettre en lumière ces étapes afin de comprendre si l’accompagnement parental a bien eu lieu ou si la personne est toujours dans une imitation du modèle familial. Cela permet de comprendre où en est la personne pour mieux l’accompagner et l’aider à s’envoler !

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